Un autre regard sur l’autisme

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Le handicap physique et mental est de plus en plus connu, reconnu et inclus dans notre société.

Malheureusement, les handicaps «visibles» sont mieux reconnu par la population et mieux «acceptés». De ce fait, lorsqu’on arrive à identifier le handicap ou la pathologie de la personne il est plus simple pour nous d’y faire face et de moins s’interroger à leur propos.

Dans ce sens, les personnes ayant un trouble du spectre autistique (TSA) sont difficilement identifiables au premier abord.

Alors qu’est ce que l’autisme ?

L’autisme est caractérisé par des troubles du comportement distingué par trois secteurs : socialisation, communication et adaptation ; la variabilité de l’expression clinique résulte non seulement du degré d’autisme mais aussi de son association à d’autres troubles (retard mental, troubles moteurs, sensoriels et perceptifs, épilepsie…). C’est pour cela que l’on peut voir une hétérogénéité dans l’expression de cette pathologie.

Le diagnostique de l’autisme peut-être possible qu’a partir de 2 ans. Les recherches actuelles suggèrent fortement des causes neurologiques et génétique.

Face à cette variabilité du degré d’autisme, comment les prendre en charge de façon la mieux adaptée ?

Les personnes autistes on un regard différent sur le monde, leur regard. Ils vivent dans leur bulle , dans la vie quotidienne c’est à eux de s’adapter à nous, alors qu’ils n’en ont pas réellement tous les moyens.

Alors pourquoi ne pas partager leur point de vu et leur laisser libre expression ? C’est dans ce sens qu’il pourront progresser et avancer.

Les activités physiques sont un moyen de progression sur les plans physique, social, psychologique et cognitif pour les jeunes ayant un TSA, et des bénéfices directement transférables à différentes situations de la vie quotidienne.

Pour se rapporter à des preuves scientifiques, les recherches sur les bénéfices des activités physiques sur les comportements autistiques montrent une diminution des comportements mal adaptés sur une durée de 40 minutes après l’activité « jogging ». De plus, après un exercice aérobic de 45 minutes, nous constatons des effets positifs sur l’attention et les impulsions 2 heures après celle-ci.(1)

Une étude (2) constate une réduction à court terme des comportements stéréotypés. Ces recherches montrent une diminution perdurant entre 40 et à 90 minutes après l’exercice.

Broocks et coll. (3) montrent qu’après un programme de 10 semaines, la réduction d’anxiété est plus importante dans le groupe « exercice » que dans le groupe traité par médicament et dans le groupe placebo.

Au vu de leur nombre, les études ne permettent pas de conclure définitivement que l’activité physique peut être prescrite comme thérapie en elle même mais conduit à proposer fermement l’activité physique comme « thérapie complémentaire»

Une proposition d’activité physique adaptée pour une personne autiste doit être mûrement réfléchi et planifier en amont. En effet, la connaissance du participant est primordiale pour anticiper ses besoins et ses capacités, afin de correspondre aux mieux à ses envies et donc à ses motivations.

Selon le degré d’autisme, une activité individuelle peut-être proposée mais aussi une activité collective.

Des exercices de motricité générale, d’endurance, de réflexion, de relaxation, de coordination (visuo manuelle, spatio-temporelle) peuvent leur être proposés, le tout dans un moment ludique, calme peur eux et simple de compréhension.

A nous d’adapter notre pratique pour qu’ils soient dans leur élément et ainsi s’exprimer pleinement.

Chaque personne à des envies et des besoins différents, à nous de les aider à les poursuivre.

Bibliographie:

(1)The Effects of Physical Exercise on Self- Stimulation and Appropriate Responding in Autistic Children. Lynn Kern, Robert L, Koegel, Kathleen Dyer, Priscilla A Blew and Lisa R. Fenton. 4, California : s.n., 1982, Journal of autism and developpemental disorders, Vol. 12.

(2) Effects of Exercise Interventions on Stereotypic Behaviours in Children with Autism Spectrum Disorder. Christopher Petrus, Sarah R. Adamson, Laurie Block, Sarah J. Einarson, Maryam Sharifnejad, and Susan R. 60, Harris Physiother Can : s.n., 2008, Vol. 134-145

(3) Comparison of aerobic Exercise, clomipramine, and placebo in patients with panic disorder. – BROOCKS A, BANDELOW B, PEKRUN G, GEORGE A, MEYER T. 603-609, 1998, The American Journal of Psychiatry, Vol. 155

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