Le « Bien vieillir » 

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Le vieillissement, notamment en France est un enjeu de santé publique.

En effet, entre 2000 et 2050 (Source OMS) « le nombre de sexagénaire aura doublé et les nonagénaires quadruplé » !

Alors, comment prendre soin de notre santé en avançant en âge ? Peut-on vivre plus longtemps en maintenant notre état de santé ? Comment le préserver et parvenir à un « vieillissement réussi » ?

On parle de « vieillissement réussi » lorsqu’une personne parvient à préserver de bonnes capacités physiques et mentales, lui permettant d’être autonome et socialement actif.

Le vieillissement est un processus progressif, mais la senescence des organes fait son apparition dès l’âge adulte. De ce fait, il est important de prendre sa santé en main au plus tôt. Limiter l’exposition aux risques sanitaires (alcool, tabac, exposition aux produits toxiques), avoir une bonne alimentation et bien sûr, pratiquer une activité physique régulière, préviennent le vieillissement précoce. Ces trois composantes favorisent un « vieillissement réussi ».De celui ci, en découle la préservation de l’autonomie et de ce fait la prévention de la dépendance, des pathologies, et la conservation de son état de santé physique, social et cognitif.

Les effets préventifs de l’activité physique ne sont plus à démontrer. En revanche, il ne s’agit pas de pratiquer n’importe quelle activité ! Il est primordial de choisir une activité qui convienne à ses capacités, à ses besoins, à ses envies…Aussi, l’approbation de son médecin traitant ainsi qu’un bilan physique sont conseillés afin d’éviter les risques de blessures ou d’aggravation de son état de santé.

La pratique d’une Activité Physique Adaptée prend alors toute son importance.

Elle peut se réaliser au quotidien, chez soi. Ainsi, faire son ménage, son jardinage, prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur, aller chercher son pain en marchant…sont des activités que l’on peut mettre en place au quotidien et qui nous permettent de rester actifs.

Afin d’aller plus loin, la pratique auprès d’un enseignant en APA va permettre d’adapter au mieux l’activité en prenant en compte la fragilité de la personne, ses limitations et/ou pathologies ; aussi bien en adaptant l’intensité, la durée, la faisabilité, la reproductibilité de l’exercice, mais aussi en proposant des objectifs et un suivi quantifiable.

L’idéal, selon l’Organisation Mondial de la Santé, est de pratiquer « une Activité physique de type aérobie d’intensité élevée pendant une durée minimale de 20 minutes au moins 3 fois par semaine. » Il est, par ailleurs, recommandé de diversifier les activités ; « Des combinaisons de ces deux types d’activité sont possibles. On doit y associer des exercices de renforcement musculaire (contre résistance), au minimum 2 jours non consécutifs par semaine, des exercices d’assouplissement et des exercices d’équilibre ».

Dans ce sens, du renforcement musculaire et de la mobilisation articulaire sont conseillés afin de limiter l’ostéoporose et la sarcopénie.

Un travail de l’ équilibre statique et/ou dynamique alternés avec des mouvements posturaux, aident à limiter les risques de chutes et donc de blessures.

Des exercices de souplesse, de coordination, de motricité fine favorisent les gestes de la vie quotidienne et donc, le maintien de son autonomie. Enfin, un travail cardio-respiratoire permet de préserver son état de santé général.

La réversibilité de la fragilité et la prévention de la perte d’autonomie sont les objectifs principaux de la pratique d’une Activité Physique Adaptée pour les personnes avançant en âge. Le principal but de la pratique régulière d’exercices physiques est « d’ajouter de la vie aux années plutôt que des années à la vie »

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