BPCO, une pathologie souvent méconnue.

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La Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie peu connu. Pourtant, elle concerne 3 millions de personnes en France, notamment les personnes d’âge mûr (plus de 40 ans). C’est une pathologie pulmonaire chronique qui progresse lentement. La BPCO n’est pas complètement réversible et a pour conséquence l’obstruction des voies aériennes par une diminution du calibre des bronches. Il est ainsi plus difficile d’éliminer l’air expiré; la principale cause est dû a des toxines inhalées (le tabac dans 90 % des cas).

Bien que la BPCO soit peu réversible, peut-ont améliorer son état de santé général, et comment ?

Dans un premier temps, comprendre le fonctionnement de sa maladie et ses conséquences paraît inévitable. Aussi, l’entourage doit prendre conscience des risques et des conséquences de la BPCO afin de mieux anticiper les éventuelles complications.

La dyspnée faisant partie intégrante des personnes souffrant de cette maladie ; il est nécessaire de gérer ses efforts et donc de (ré)apprendre à respirer correctement (on expire lorsqu’on produit un effort on inspire lorsqu’on le relâche).

Afin d’être plus à l’aise dans ses gestes quotidien il est conseillé de surveiller son alimentation car un surpoids entraîne davantage des essoufflements.

L’activité physique est aussi recommandée afin de mieux tolérer l’effort au quotidien.

Quels sont les bénéfices et les recommandations en terme d’activité physique ?

L’Activité Physique doit bien sûr être Adaptée en fonction du stade d’avancement de la maladie et donc des capacités respiratoires de la personne. Les bénéfices du ré-entraînement à l’effort ont été démontrés sur la qualité de vie des personnes, sur leur dyspnée et sur leur tolérance à l’effort (source : ATS/ERS 1999, Lacarse et AL 1996). Il est nécessaire de pratiquer et de prendre conscience qu’une activité physique adaptée doit être pratiquée de façon régulière, et doit faire partie intégrante de son quotidien.

Mais alors quelle activité pratiquer ?

Avant toute démarche, il faut demander l’avis de son médecin et ou pneumologue. L’idéal est d’avoir réalisé un test d’effort et/ou un test de marche de 6 minutes.

C’est à partir de ce moment là qu’une prise en charge par un enseignant en APA peut être proposée.

De part le fait que la tolérance à l ‘effort soit limitée chez une personne atteinte de BPCO, elle a tendance à être moins active pour ne pas s’essouffler trop vite, les muscles sont moins bien irrigués en oxygène et s’atrophient doucement. Ainsi, la SPLF (Société de Pneumologie de Langues Française) recommande d’associer des exercices d’endurances à des exercices de force musculaire des membres inférieurs à intensité modérée, tout en contrôlant sa respiration.

Afin de conserver son dynamisme et sa qualité de vie, un renforcement des membres supérieurs à faible résistance (travail aérobie) est préconisé en plus du renforcement des membres inférieurs.

En complément des exercices indiqués ci dessus, le travail de la souplesse, de la coordination et de l’équilibre est indiqué dans le but de maintenir ses capacités à réaliser les gestes de la vie quotidienne.

Avant que cette pathologie ne s’installe, il est dans votre intérêt de la prévenir, et cela passe par un dépistage. En ce sens ; la connaissance des premiers signes pouvant aboutir à une BPCO ; tels qu’un essoufflement, une toux et /ou des crachats le matin, d’autant plus si on a plus de 40ans est nécessaire. Le seul moyen de dépister cette pathologie est la mesure du souffle par exploration fonctionnelle, c’est à dire, un test de Spirométrie.

“Le secret de la longévité, c’est de continuer à respirer.”Bruce Lansky

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